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  • Lutte- Face à Bathie Séras et Yékini : Zoss et Baboye, deux revanchards à l'étroit
    Lutte- Face à Bathie Séras et Yékini : Zoss et Baboye, deux revanchards à l'étroit
    C'est une fin de saison canon que nous réserve la lutte ce week-end à Demba Diop, avec deux combats chocs : Bathie Séras-Zoss, prévu demain, et Yékini-Balla Bèye 2, calé pour ce dimanche. Deux confrontions à forte odeur de revanche, pour Baboye et Zoss.

    Source : Le Quotidien

    Mais aussi à forte dose d'incertitudes pour deux revanchards qui ont une marge de manœuvre assez étroite, si l'on se fie aux analyses venant d'acteurs avisés de l'arène : un lutteur expérimenté (Lac de Guiers), une ancienne gloire (Boy Bambara) et un spécialiste (Aziz Mbaye). D'abord, pour le lutteur des Parcelles Assainies qui, sur le plan psychologique, a un handicap de taille, pour avoir été mis K.O. Un avantage que ne manquera pas d'exploiter Bathie Séras, fort mentalement, et qui joue bien dans ce registre.

    Même difficultés pour Baboye qui, en dépit de sa fougue, de son courage et de sa témérité, va devoir faire face à la réalité, avec un Yékini qui a un net avantage, tant au niveau du poids, de la technique, de la lutte pure et de la bagarre. Cela fait beaucoup pour les deux revanchards qui devront implorer les dieux de l'arène pour se payer la tête du Roi des arènes, et celle de la coqueluche de Guinaw Rail. Demba Diop vibre déjà.  

    DEFAITE DE BABOYE CONTRE YEKINI

    Lac de Guiers
    «On ne peut pas dire que Balla Bèye 2, Baboye, a commis des erreurs face à Yékini. Il a suivi sa logique de combat. On le connaît comme quelqu'un de rapide, bagarreur et qui va vite sur son adversaire. C'est la même stratégie qu'il a l'habitude d'adopter. Il a renoué avec ses principes. C'est le contraire qui aurait surpris. Il aurait attendu son adversaire, qui n'est pas n'importe qui, que tout le monde lui aurait reproché d'avoir changé sa façon de lutter. Mais, je ne crois pas que cela soit une bonne idée d'aller droit au mur. C'est vrai que les gens disent qu'il a réussi à inquiéter le «Roi». Ce que personne n'a réussi. C'est juste parce que Yékini ne s'attendait pas à ce que Balla Bèye 2 prenne autant de risque. C'est pour cela qu'il l'a déstabilisé un moment. Mais, je ne pense pas qu'il avait vraiment la possibilité de le mettre à terre.»

    Boy Bambara
    «Ce fût une erreur pour Baboye de croire qu'en ceinturant Yékini, il avait fait le plus difficile.
    C'est vrai que quand on attaque, on a plus de chance de gagner. Mais on ne doit pas se ruer aveuglément sur son adversaire. Quand on décide d'attaquer, on ne doit pas le faire les yeux fermés. Il y en a qui se rue d'entrée par crainte de recevoir des coups. Là, il est difficile d'obtenir quelque chose. Il faut être sûr de la tactique qu'on souhaite mettre en place avant de se jeter dans la gueule du loup. Baboye l'a appris à ses dépens.»

    Aziz Mbaye
    «La seule faute de Baboye, face à Yékini, c'est d'avoir voulu abréger le combat quand il a eu une bonne position. Il devait un peu plus réfléchir sur la prise qu'il devait enclencher. Malheureusement, il s'est précipité et a voulu vite mettre à terre son adversaire, alors que la position dans laquelle il se trouvait, était très délicate. La suite, on l'a connaît.»

    STRATEGIE

    Lac de Guiers
    «Balla Bèye 2 doit comprendre une chose, c'est qu'on ne se rue pas sur son adversaire juste pour le plaisir ou pour répondre à une certaine logique. Face au «Roi», on doit s'armer de prudence, voire de patience. Yékini c'est le meilleur technicien de l'arène. Il connaît toutes les ficelles de la lutte. Il est aussi fort physiquement, techniquement et mystiquement. Avec un lutteur pareil, on doit jouer la carte de la prudence. Baboye doit être plus patient et chercher une faille en poussant son adversaire à la faute. Il doit observer un petit round d'observation pour déjouer la tactique de Yékini. Et une erreur est vite arrivée et Balla Bèye 2 peut en profiter. Maintenant, quoiqu'on puisse dire, je pense que Balla Bèye 2 ne changera pas de stratégie. Il va encore se ruer sur Yékini  à ses risques et périls. Il faut reconnaître que c'est l'une des meilleures stratégies qui pourrait peut-être lui donner la victoire. Même si c'est difficile. Il n'a qu'à se déplacer et non pas chercher le corps-à-corps, encore moins la bagarre. Aujourd'hui, si je devais parier, je miserai tout sur une victoire sans conteste de Yékini. Maintenant, la lutte, elle est ce qu'elle est avec ses mystères et ses surprises.»
     
    Boy Bambara
    «Baboye, c'est sûr, ne va pas changer de stratégie. Il va encore tenter d'abréger le combat. Ce qui n'enlève aucunement ses chances de gagner ce combat. Il a une stratégie propre à lui. Il va toujours chercher son adversaire. C'est une stratégie qui peut se comprendre, car il est très agile et très rapide. Donc, je ne le vois pas changer de stratégie. Il viendra et fera la même chose. En espérant qu'une faille se présente pour terrasser son adversaire. Et là, il a des chances de le faire. Par contre, je pense que s'il s'aventure à vouloir changer de stratégie, il est parti pour se faire massacrer. J'ai bien analysé la confrontation entre les deux hommes. Ceux qui conseillent à Balla Bèye de surprendre Yékini par une autre tactique, le conduise tout droit à l'abattoir. Mais, il faut reconnaître que Yékini est largement favori.»

    Aziz Mbaye
    «Baboye doit savoir anticiper. C'est-à-dire, dans l'enchaînement de ses actions, il doit pouvoir se retrouver dans une position favorable qui peut perturber son adversaire. Dans une action, on doit être prêt à tout. Baboye est appelé à être rapide, c'est son arme. Il doit éviter le maximum possible un corps-à-corps. Je conseillerai à Baboye de ne pas durer dans une tentative de prise. A chaque fois qu'il sentira que cela bloque, qu'il se retire et trouve une autre faille. Ne jamais rester sur la même prise. Cela pourrait lui être fatal. Mais, il faut reconnaître que Yékini est complet. Et la question est de savoir par quel bout le prendre.» 

    DEFAITE DE ZOSS CONTRE BATHIE SERAS

    Lac de Guiers
    «Je pense que Zoss doit revoir beaucoup de choses dans sa façon de lutter. Surtout sa garde. Il est souvent sans garde. Il a reçu des coups qu'un vrai lutteur ne prend jamais s'il a une bonne garde. C'est un énorme défaut chez Zoss. Il laisse beaucoup de champ à son adversaire et n'a pas toujours les bras en l'air. Il est souvent à découvert. Si vous vous rappelez de son combat avec Bathie Séras, il a pris deux coups fatals, parce qu'il avait baissé sa garde. Ce qui n'est pas normal. On ne peut pas se permettre d'attaquer sans surveiller ses arrières. Un coup est vite arrivé. Et souvent, cela ne pardonne pas. C'est ce qui lui est arrivé lors de la dernière confrontation. Il s'est laissé emporté et sans calculer, il s'est rué sur son adversaire. Ce dernier en a profité pour lui trouver la faille.»
     
    Boy Bambara
    «Zoss avait peur de Bathie Séras. C'est cela qui lui a fait perdre lors de leur première confrontation. La confiance n'était pas chez Zoss, ce jour-là. Un lutteur qui n'a pas confiance en lui, le jour du combat, il rentre toujours avec une défaite. Quand on n'a pas le courage de faire face à son adversaire. On ne peut pas tenter quelque chose contre lui. De peur d'être foudroyé par sa colère. La force de Bathie Séras, c'est que c'est un gosse qui n'a peur de rien.»

    Aziz Mbaye
    «Zoss a eu un excès de confiance, l'année dernière. C'est pourquoi, il a été mis K.O. par Bathie Séras. Il faut aussi reconnaître qu'il n'a pas une préparation mystique très minutieuse. Et cela c'est à cause d'un entourage qui est ni serein ni lucide. Il devait être calme et bien étudier son adversaire. Ce sont ces erreurs qui l'ont perdu face à Bathie Séras.»

    STRATEGIE

    Lac de Guiers
    «Ce que je peux conseiller à Zoss, c'est d'éviter de commettre les mêmes erreurs. Il doit changer sa garde. J'espère seulement pour lui, qu'il a travaillé cela lors de sa préparation. Il fait face à un lutteur de sa génération. Il n'y a véritablement pas une grosse différence dans le poids, ni sur l'âge. Ils sont tous les deux de la même génération. C'est une affaire entre jeunes. On peut même dire, sans risque de se tromper, que Zoss a plus de rallonge que son adversaire. Par contre, Zoss doit prendre son courage à deux mains et faire face à son adversaire. Il n'a pas à avoir peur de lui. Comme on le sent à travers ses discours. On sent plus Bathie Séras que lui. C'est comme s'il récitait ce que l'autre lui apprend. Ce n'est pas en l'imitant dans ce qu'il dit ou fait que Zoss pourrait prendre sa revanche. Il doit se dire qu'il n'a pas droit à l'erreur et prendre le combat à sa guise. S'il se laisse intimider par son adversaire, il n'aura pas le temps de placer un coup. J'espère seulement qu'il a retenu les erreurs qu'il a eu à commettre et qu'il cherche la gagne. On ne doit pas avoir peur de prendre des coups lorsqu'on est face à des lutteurs de la trempe de Bathie Séras. C'est un gosse qui n'a peur de rien. Il faut avoir le même courage. Malheureusement pour Zoss, jusque-là, on ne le sent pas prêt à en découdre véritablement avec Bathie Séras. On sent une certaine peur chez le gosse. Ce qui ne l'avantage pas.»

    Boy Bambara
    «Je ne pense pas que Zoss aura le courage d'inquiéter Bathie Séras. On sent toujours qu'il a peur de lui. Peut-être qu'il va changer de stratégie. Mais, ce qui m'inquiète le plus, c'est le courage que le gosse doit avoir pour faire face à son adversaire. Vous savez, Bathie Séras n'a pas besoin d'engager le contact. Il sait que son adversaire a peur de lui. Il ne va pas se compliquer la vie. Il viendra pour le corriger. C'est à Zoss de comprendre cela et de prendre son courage à deux mains et d'accepter de relever le défi. Sans cela, il est parti pour recevoir à nouveau des coups de poings. Peut-être plus que ce qu'il avait reçu la première fois.

    Le seul conseil que je peux lui donner, c'est d'entamer le contact. C'est vrai que Bathie Séras est petit, mais il a beaucoup de forces. Même s'il reçoit un coup, il se rue toujours sur son adversaire, avec beaucoup de maîtrise. Que Zoss n'ait pas peur de tenter des actions. Et chaque action qu'il tentera, il devrait tout faire pour aller jusqu'au bout.»  

    Aziz Mbaye
    «Zoss aura fort à faire parce que son adversaire est un garçon téméraire et courageux. On le qualifie, d'ailleurs, de magicien de l'arène. Cela veut dire beaucoup de choses sur le plan psychologique et mystique. L'arsenal mystique de Bathie Séras prend effet sur Zoss. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il a peur de lui. C'est juste que le gars est considéré comme étant capable de venir avec un arsenal mystique très impressionnant qui peut faire basculer un combat. Alors que parfois, cela peut ne pas être le cas pour Zoss. Ce dernier doit avoir confiance en lui. Il doit avoir une lecture très rapide du combat. Il ne doit aucunement se précipiter. Par contre, l'erreur qu'il ne faudrait pas commettre, c'est d'avoir un esprit revanchard.»


  • Pééminence du Sénat sur l'assemblée nationale : Pourquoi le recours de l'opposition ne pourra pas prospérer
    Pééminence du Sénat sur l'assemblée nationale : Pourquoi le recours de l'opposition ne pourra pas prospérer
    Ismaïla Madior Fall, tout en reconnaissant que la prééminence devrait être donnée à la chambre issue du suffrage universel, souligne que cette situation 'est contingente et variable selon le système politique du moment'. Le constitutionaliste, que nous avons accroché en marge d'un atelier de restitution d'une étude sur les modifications constitutionnelles, est d'avis qu'en la matière, tout est fonction des rapports de confiance qui existent entre le chef de l'Exécutif et l'une ou l'autre des deux têtes du Législatif.

    Source : Walf Fadjri

    Wal Fadjri : En tant que constitutionaliste, pouvez-vous nous dire votre sentiment sur la prééminence du Sénat sur l'Assemblée nationale qui a été consacrée avant-hier par le règlement intérieur voté par le Congrès ?

    Ismaël Madior Fall : Il y a au moins deux dimensions dans l'affaire. Il y a d'abord la dimension juridique. La dimension juridique, c'est quoi ? C'est quand un pays décide d'instituer une instance qu'on appelle le Congrès, instance qui réunit l'Assemblée nationale et le Sénat pour adopter une révision constitutionnelle. Le problème de la direction du Congrès doit être réglé par la Constitution. En France, par exemple l'article 89 de la Constitution nous dit que le bureau de l'Assemblée nationale est le bureau du Congrès. Au Sénégal, il y a eu un oubli. Le problème qui est important, comme on l'a vu ces derniers jours, n'a pas été réglé par la Constitution.

    Wal Fadjri : Dès lors que le problème n'est pas réglé par la Constitution, que faut-il faire ?

    Ismaël Madior Fall : Soit imaginer une solution politique - la concertation - et négocier sur la base d'un compromis ou d'un gentleman agreement pour voir qui va diriger les travaux du Congrès ou alors privilégier la concertation juridique qui consiste à se rattraper et régler le problème par un règlement intérieur. C'est ce qui a été proposé en l'occurrence.

    Wal Fadjri : Et quelle est l'autre dimension du problème ?

    Ismaël Madior Fall : La deuxième dimension du problème, c'est la dimension politique qui tient compte des circonstances, du contexte. Qu'est-ce que le contexte dit ? Que la présidence du Congrès soit attribuée au Sénat ou à l'Assemblée nationale ? On sait que, généralement, dans beaucoup de pays, la prééminence est accordée à l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Parce qu'il y a ce qu'on appelle le bicaméralisme inégalitaire. Le bicaméralisme inégalitaire, c'est que les Parlements contemporains ont deux chambres, mais la primauté est accordée à la chambre issue du vote ; les députés sont issus du suffrage universel. Ce sont eux qui peuvent mettre le gouvernement devant la responsabilité du Parlement et les juridictions concernées. Et donc, la plupart des pays ont décidé de confier la présidence du Congrès à l'Assemblée nationale. Mais d'autres pays ont choisi de donner la primauté au Sénat. Par exemple en République démocratique du Congo (Rdc), c'est une présidence tournante. Donc tout est, en réalité, fonction du contexte politique, des rapports de confiance qu'il y a entre le président de la République qui demeure l'institution centrale de notre système politique - ça ne sert à rien de ne pas le reconnaître - et le président du Sénat ou de l'Assemblée nationale. Je veux dire, c'est vraiment une question à laquelle la réponse est contingente et variable selon le système politique et selon les circonstances du moment.

    Wal Fadjri : L'opposition parlementaire a-t-elle une possibilité de recours ?

    Ismaël Madior Fall : Il est difficile pour l'opposition parlementaire d'avoir une possibilité de recours si c'est le règlement intérieur du Congrès qui le décide. Si cette loi était imposée par un décret, elle aurait la possibilité de saisir la justice. Mais il n'est pas du rôle de l'Exécutif de s'immiscer dans le règlement intérieur du Congrès. Cependant, si c'est le règlement intérieur du Congrès qui règle la question et qui décide, il est difficile qu'il y ait un recours.


  • Tabassage de Kambel Dieng et Kara thioune par des éléments de la bip : Wade débite des énormités à Chicago
    Tabassage de Kambel Dieng et Kara thioune par des éléments de la bip : Wade débite des énormités à Chicago
    C'est en voulant défendre les joueurs de l'Equipe nationale de football contre l'agression des hommes de médias que les policiers ont été obligés de faire usage de leur force, a tranché hier le président de la République, devant des journalistes américains à Chicago, aux Etats-Unis. Dans son esprit, cette histoire découle de la compétition que se font les innombrables journalistes de ce pays, toujours à la recherche du scoop. Ce qui les pousse à s'en prendre physiquement aux gens.

    Source : Le Quotidien

    Le juge Wade a rendu, hier, son verdict dans l'affaire Kambel Dieng/Kara Thioune contre certains agents de la Police sénégalaise qui les ont agressés. Le premier magistrat du pays a débouté la corporation de la presse de sa plainte, en affirmant que ce sont les journalistes qui s'en sont pris aux joueurs de football. Hier, à Chicago aux Etats-Unis, après la réception que lui a faite la Convention des associations des journalistes de couleurs des Etats-Unis (Unity news), le Président du Sénégal a répondu aux questions d'une douzaine de journalistes américains, et le compte-rendu en est fait sur le site de l'Association, notamment par deux journalistes, qui ont suivi le processus d'invitation du chef de l'Etat, dès ses débuts. L'un des textes, qui a été produit, pourrait être trouvé sur le site http://unitynews.org/2008/07/24/too-many-journalists-senegal-president-says/.
    Le dirigeant sénégalais a même ajouté que les journalistes sénégalais sont coutumiers des faits, et la raison, pour lui, tiendrait à ce qu'il y a trop de journaux au Sénégal, et «trop de journalistes». Cela fait, ajoute notre brillant connaisseur des médias de son pays, surtout de la presse privée, que ces gens, comme il dit, «rivalisent pour publier des titres extraordinaires (entendez, mensongers !). Ils inventent des histoires, ils attaquent les gens».

    Les observateurs avertis de la presse ne vont pas manquer de noter l'évolution de la pensée du premier de tous les Sénégalais. Alors qu'il y a un tout petit peu plus d'une semaine, en marge de la remise des prix du Concours général sénégalais, il demandait, à ceux qui l'avaient sollicité pour se prononcer sur cette question de l'attaque de journalistes par des éléments de la Police, que l'on laisse la Justice faire son travail, aujourd'hui il met un terme au processus judiciaire et classe l'affaire. Y a-t-il encore besoin pour n'importe quel juge d'instruire l'affaire, lorsque le premier Magistrat s'est prononcé de manière aussi limpide et péremptoire ?

    STRATEGIE CONCERTEE

    Mais, cette sortie de Me Wade ne pourrait surprendre que ceux qui veulent l'être, ou les candides qui croient encore aux contes de fée. Quand on suit toute cette histoire depuis le début, on se rend compte que les tenants du pouvoir agissent et interagissent de manière concertée, les déclarations des uns renforçant les affirmations des autres et tous contribuant à la radicalisation de chaque responsable. Il y a d'abord eu Abdoul Aziz Sow, qui porte aujourd'hui la parole de son gouvernement, pour avoir tenté de se débarrasser de ses oripeaux trotskystes. Dès la première rencontre avec la presse, après l'agression, il affirmait que le pouvoir entendait défendre ses agents, quoi qu'il lui en coûte.

    Ensuite, ce fut le tour du ministre de l'Intérieur, dont certains dans l'opinion aiment à rappeler son expérience acquise à la grande école de la démocratie, de l'éminent défenseur de la liberté de presse et du pluralisme démocratique que fut le maréchal-président du Zaïre, le citoyen Mobutu Sese Seko. Lui est monté au créneau en publiant un communiqué dans lequel il affirmait que les policiers n'avaient fait que tenter de maîtriser les journalistes déchaînés qui s'en prenaient à eux. Sans doute à coups de dictaphones, de téléphones portables, de bloc-notes et de stylos à pointe acérés.

    On note au passage que du ministre à son chef, les policiers tabasseurs passent de l'état de légitime défense à celui de protecteurs de pauvres footballeurs en danger. Il n'y a que l'esprit malveillant d'un journaliste qui y verrait une contradiction, la constante est là. Les journalistes sont du côté des agresseurs, tout le monde le sait. Il suffit de lire les titres des journaux tous les jours.

    D'ailleurs, le Président Wade ajoute, lors de cette conférence de presse de Chicago, qu'il n'a jamais demandé à la presse sénégalaise «de chanter (ses) louages ou de dire de bonnes choses sur (lui)».

    L'article de Unity News indique qu'une quarantaine de personnes constituait la suite de Me Wade à cette cérémonie, parmi lesquelles on pouvait compter des représentants des médias d'Etat du Sénégal. Me Wade a signalé aux organisateurs avoir invité un représentant d'un média privé africain, dont les auteurs de l'article ne donnent pas le nom, ni le titre de son organe.


  • Me Aïssata Tall Sall, porte parole du Ps : ?Me Wade va affaiblir l'Assemblée nationale pour des raisons de conflit?
    Me Aïssata Tall Sall, porte parole du Ps : ”Me Wade va affaiblir l'Assemblée nationale pour des raisons de conflit”
    «Wade va affaiblir l'Assemblée nationale pour des raisons de conflits avec Macky Sall.» C'est la réaction du Parti socialiste, suite à l'installation du président du Sénat, M. Pape Diop, à la tête du Congrès du Parlement. Selon Me Aïssata Tall Sall, qui faisant le compte rendu de leur Bureau politique tenu avant-hier, le Sénat dont la majorité de ses représentants sont nommés par le président ne peut juridiquement et constitutionnellement diriger le Congrès. Pour la porte-parole du Ps, ce qui vient de se passer est acte «grave» pour la démocratie sénégalaise. Par rapport au dossier de l'Asecna, Me Sall pense qu'il y a anguille sous roche dans cette affaire.

    Source : Le Matin

    «Des frotte-manches préparent de sales coups sous l'ordre de leurs commanditaires logés au sommet de l'Etat", lance-t-elle. En effet, selon les "Verts", ces gens auraient des intérêts obscurs dont l'objectif est de faire main basse sur le patrimoine bâti de l'ASECNA et sur l'emprise foncière de l'aéroport Léopold Sédar Senghor pour ensuite aliéner sans aucune considération pour l'intérêt général, ce qui a déjà commencé, depuis la semaine dernière, à quelques encablures de la piste d'envol au mépris des règles de sécurité. C'est pourquoi le Ps, par la voix de son porte-parole, considère que c'est un «scandale» et réaffirme son soutien aux travailleurs de l'ASECNA. Par rapport à l'évolution de la position du président Wade sur les Assises nationales, la formation politique de Ousmane Tanor Dieng a pris acte de la décision de Wade. Toutefois, son porte-parole, Me Aïssata Tall Sall précise : "Nous voulons que Wade participe d'une manière effective aux Assises nationales.»
    En définitive, les socialistes estiment que la situation des journalistes doit être examinée d'une manière très sérieuse et ils profitent de l'occasion pour "adresser leurs félicitations les plus chaleureuses à ses compatriotes de la presse nationale qui, par le succès éclatant de leur journée sans presse du lundi 21 juillet, symbolisent l'engagement citoyen au service du refus de la violence d'Etat retournée contre le peuple souverain à travers des formes d'abus inacceptables qu'il essaie de stopper net avant qu'il ne soit trop tard.» À cet égard, ils les «encouragent à continuer le combat jusqu'à la victoire et engagent tous les patriotes à soutenir et à amplifier ce combat dont la noble cause nous est commune par-dessus tout".

  • Gestion 'défectueuse' du Sénégal : Jacques Habib Sy indexe l'âge avancé de Wade
    Gestion 'défectueuse' du Sénégal : Jacques Habib Sy indexe l'âge avancé de Wade
    Le décret 2008-419 portant nomination du président du Sénat pour diriger le Congrès du Parlement au grand dam de l'Assemblée nationale, dont les représentants sont élus au suffrage universel national, est-il un retour à la case départ, pour la démocratie au Sénégal ? En tout cas, c'est le sentiment de Jacques Habib Sy sur la prééminence du Sénat sur l'Assemblée nationale.

    Source : Le Matin

    Réagissant à ce débat qui fait rage, le patron de l'Ong Aid Transparency que nous avons joint au téléphone hier a qualifié l'acte «d'anticonstitutionnel» «Tout le monde se pose la question de la préséance du Sénat sur l'Assemblée nationale. On n'a jamais vu dans aucun pays du monde les députés qui sont des élus du peuple se ranger derrière le Sénat», déclare-t-il. Trouvant cela «condamnable», notre interlocuteur dira que ça prouve encore le «caractère ambigu» de l'Assemblé nationale telle qu'elle se présente aujourd'hui. C'est pourquoi il pense que le président Abdoulaye Wade amène les Sénégalais au concept de « parti-Etat.» Pour M. Jacques Habib Sy, le rubicond vient d'être franchi au Sénégal avec cette énième violation de la Charte fondamentale du pays.

    C'est pourquoi M. Sy estime qu'on est arrivé maintenant à une phase où le peuple sénégalais est en droit de savoir si l'homme qui est à la tête de son pays est à même de continuer à le diriger encore. Du coup, évoquant l'âge du président de la République, le dirigeant de Aid Transparency se demande si Me Absoulaye Wade «dispose de toutes ses facultés physiques et mentales. » La raison, pour lui, est que le chef de l'Etat ne fait que s'illustrer du jour au lendemain à travers des actes «impopulaires» et des «promesses non tenues.» À ce propos, il déclare que «le président fait trop de promesses.

    D'ailleurs, il a qualifié l'homme comme une «véritable moulinette à promesses.» «Il dit (Wade) une chose, c'est le contraire demain. Tantôt il est à droite, tantôt à gauche», déplore-il. À propos de la modification de l'article 27 relatif au mandat présidentiel, M. Sy soutient que l'argument avancé par les autorités est cousu de fil blanc. À l'en croire, il suffit qu'un amendement soit introduit pour changer le cours des choses, en rendant la loi rétroactive.


  • Viviane Wade sur la probable descente de Karim Wade sur le terrain politique : « Pourquoi pas lui aussi ? »
    Viviane Wade sur la probable descente de Karim Wade sur le terrain politique : « Pourquoi pas lui aussi ? »
    Invitée du journal « Emergence » n° 04 du mois de juillet-août 2008, de notre consoeur Mariam Selly Kane, précisément à la rubrique « Temps forts », "en tant que personnalité du mois", Mme Viviane Wade, la première dame du Sénégal s'est prononcée sur les travaux de l'Anoci et sur la rumeur qui lance Karim Wade en politique. Mais aussi sur la Goana.

    Source : Ferloo.com

    « En tant que mère, quand vous entendez dire et lire dans les médias que votre fils veut se lancer en politique, qu'est-ce que vous en pensez ? ». C'est la question que lui a posée Mariam Selly Kane. Et Mme Viviane Wade de répondre sans fards : « Je ris ! Pourquoi, ils disent cela ? D'ailleurs, s'il veut, il en a le droit. Vous-même, vous pouvez vous lancer en politique, vous constituer candidate ! Qui est-ce qui peut vous en empêcher. Il y a combien de partis politiques au Sénégal ? On a bien atteint la centaine. Alors, pourquoi pas lui aussi ? Donc, cela me fait rire. Et je pense que Karim a d'autres capacités, des moyens qu'il fait prévaloir ailleurs. Vous savez, on peut faire beaucoup de choses au Sénégal. Regardez, comment il a su, en un temps record, gérer la construction des routes qui ont permis d'améliorer la circulation de Dakar et j'en suis fière. C'est un bon investissement pour le Sénégal ». Et notre consoeur de poursuivre : « Justement, vous êtes fière de l'Oci ? » Et « la muse du développement durable », d'asséner avec force : « Ah oui, je suis très fière ». Le président Wade n'était donc pas seul à penser que « le fils de Viviane a bien travaillé »… Au sujet de la Goana, Mme Wade pense que « c'est une solution. Cependant, dit-elle, jeter des gens sur la terre, s'ils n'ont pas d'expérience, va créer certainement par endroits quelques couacs. (…)


  • 1 milliard de F Cfa de l'Afd à des entreprises agroalimentaires
    (Pana) - L’Agence française de développement (Afd) a accordé ce mercredi à Dakar, un financement d’environ 1 milliard de FCFa, à l’Association Afrique agro-Export (Aafex), qui regroupe près de 80 entreprises exportatrices de produits alimentaires de quinze pays africains, a appris la PANA de source officielle. Source : sudonline
    1 milliard de F Cfa de l'Afd à des entreprises agroalimentaires
    Lien recommandé Selon l'ambassadeur de France au Sénégal, M. Jean-Christophe Rufin, qui a signé la convention de financement, avec la présidente de l'Aafex, Mme Marie-Andrée Tall, cela va permettre de contribuer au développement économique durable de l'Afrique et au développement de sa part des échanges internationaux, par l'expansion d'entreprises agroalimentaires capables de produire et d'exporter des produits conformes aux exigences des marchés internationaux.

    Le financement vise à renforcer les capacités de cette association qui regroupe, entre autre, des entreprises exportatrices de produits agricoles transformés et primaires, du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Côte d'Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, République de Guinée, Madagascar, Malawi, Mali, Niger, Ouganda et Sénégal.

    Le diplomate français a indiqué que l'appui de l'Afd va « assurer la sécurisation et la qualité de l'approvisionnement en amont à travers une traçabilité de la production », mais également va permettre de « renforcer le positionnement des produits agroalimentaires d'Afrique sur les marchés du Nord, par des actions de promotion ».

    « L'agriculture fait partie des points stratégiques de développement et de la coopération française avec les pays africains », a déclaré M. Rufin, qui fait remarquer que les institutions internationales comme « la Banque mondiale ont pendant longtemps négligé ce secteur avant d'en faire aujourd'hui une priorité ». Pour sa part, Mme Marie-Andrée Tall, présidente de l'association Aafex a souligné que les diverses entreprises agroalimentaires africaines sont « confrontées aux mêmes problèmes, liés au respect des normes européennes en matière d'alimentation ».

    Ce financement est « un tournant » pour l'Aafex, a-t-elle soutenu, précisant qu'il va "développer des formations centrées autour de la mise en œuvre des exigences relatives à la filière-alimentaire, tout en donnant les moyens aux entreprises bénéficiaires les outils nécessaires pour l'obtention de certification (ISO 9001, Europgap, Codex alimentarius, etc).

    L'Aafex, dont le siège se trouve à Dakar et qui regroupe des entreprises africaines ayant une activité d'exportation de produits agricoles ou agroalimentaires, a été créée en octobre 2002 à Paris.

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Economie

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Image Active La gestion de la «Case des tout-petits» continue de poser problème sous le ciel bleu azur de l'Alternance. Surtout que les bailleurs de fonds ont été d'une rare générosité pour soutenir ce projet «révolutionnaire» de Me Abdoulaye Wade dont les prérogatives recoupent celle de la Direction de l'éducation préscolaire. Dès lors, tous les ingrédients sont réunis pour déclencher un conflit ouvert entre deux structures qui devaient, pourtant, travailler dans une parfaite synergie. Hélas !
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Football

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    A presque 36 ans, Olivier Echouafni affiche toujours la même fraîcheur et la même envie. Et ça ne déplait pas à son entraîneur, Frédéric Antonetti, qui comptera plus que jamais sur son milieu de terrain après la saignée qu'a subie l'OGC Nice à l'intersaison. "Chouf" estime par ailleurs que les Aiglons ont entamé un nouveau cycle avec l'arrivée de jeunes joueurs.
  • Real Madrid: 40 millions pour Villa...
    Selon Marca, le Real Madrid serait prêt à aligner 40 millions d'euros sur la table pour s'attacher les services de David Villa, l'attaquant du FC Valence.
  • FC Valence: Soriano nouveau président
    En pleine crise financière et sportive, le FC Valence s'est trouvé un nouveau président en la personne de Vicente Soriano.

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Pires: "On me fait confiance"
Image ActiveDerrière le Real Madrid et le FC Barcelone, les deux grosses écuries du championnat espagnol qui se sont déjà installées en tête du classement, Villarreal tente de se faire une place au soleil. Dans ce club situé dans le grande banlieue de Valence, Robert Pires rayonne comme à ses plus belles heures londoniennes. Responsabilisé depuis la mise à l'écart de Juan Roman Riquelme, l'ancien Gunner d'Arsenal est devenu un point essentiel du sous-marin jaune qui reçoit le FC Séville ce week-end lors de la 12e journée de Liga.
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